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	<title>ACROSS THE DAYS &#187; ACROSS THE SERIES</title>
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		<title>UTOPIA : LA CLAQUE VENUE D&#8217;OUTRE-MANCHE</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Feb 2013 21:04:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier C</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACROSS THE SERIES]]></category>
		<category><![CDATA[channel 4]]></category>
		<category><![CDATA[Nathan Stewart-Jarret]]></category>
		<category><![CDATA[series]]></category>
		<category><![CDATA[Utopia]]></category>

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		<description><![CDATA[Qu&#8217;est ce donc qu&#8217;Utopia ? Il s&#8217;agit tout d&#8217;abord de l&#8217;une des nouveautés qui animent le début 2013. C&#8217;est également l&#8217;une des plus grosse claque télévisuelle que j&#8217;ai eu la chance de voir jusqu&#8217;à présent.  Un scénario hallucinant.  &#171;&#160;Utopia&#160;&#187; est une bande-dessinée légendaire sur laquelle plane le mystère. Mais quand Ian, Becky, Grant et Wilson, un petit groupe de personnes qui n&#8217;avaient jusqu&#8217;alors aucun lien, se retrouvent en possession d&#8217;un exemplaire]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.acrossthedays.com/across-the-series/utopia-la-surprise-venue-doutre-manche/attachment/utopia-channel-4-serie/" rel="attachment wp-att-13892"><img class="aligncenter size-full wp-image-13892" alt="Utopia Channel 4 serie UTOPIA : LA CLAQUE VENUE DOUTRE MANCHE" src="http://www.acrossthedays.com/wp-content/uploads/2013/02/Utopia-Channel-4-serie.png" width="1138" height="812" title="UTOPIA : LA CLAQUE VENUE DOUTRE MANCHE" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Qu&rsquo;est ce donc qu&rsquo;<em>Utopia</em> ? Il s&rsquo;agit tout d&rsquo;abord de l&rsquo;une des nouveautés qui animent le début 2013. C&rsquo;est également l&rsquo;une des plus grosse claque télévisuelle que j&rsquo;ai eu la chance de voir jusqu&rsquo;à présent.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong> Un scénario hallucinant. </strong></li>
</ul>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Utopia&nbsp;&raquo; est une bande-dessinée légendaire sur laquelle plane le mystère. Mais quand Ian, Becky, Grant et Wilson, un petit groupe de personnes qui n&rsquo;avaient jusqu&rsquo;alors aucun lien, se retrouvent en possession d&rsquo;un exemplaire original du manuscrit, leurs vies basculent soudainement et brutalement en devenant la cible d&rsquo;une organisation gouvernementale nommée &nbsp;&raquo;The Network&nbsp;&raquo;. Ils n&rsquo;ont alors plus qu&rsquo;une seule solution s&rsquo;ils veulent survivre : courir ! </em></p>
<p style="text-align: justify;">Autant le dire tout de suite, il est quasiment impossible d&rsquo;expliquer le scénario de cette série, surtout, pour ne pas gâcher l&rsquo;effet de surprise. Mais également en raison notamment de sa complexité (la série suit deux histoires au départ parallèle qui se rejoignent) et du scepticisme qu&rsquo;elle provoque. Une chose cependant demeure simple à comprendre, l&rsquo;enjeu de toute la série réside dans ce soit disant &nbsp;&raquo;roman graphique&nbsp;&raquo;. Ainsi scénaristiquement parlant, son créateur &#8211; Denis Kelli &#8211; a su mettre Utopia sur une échelle atypique de l&rsquo;univers télévisuel par son rythme lent, son concentré de rebondissement et ses questions sans réponse. Pour tout dire, <em>Utopia</em> reste l&rsquo;une des seuls séries où j&rsquo;ai du attendre les cinq dernières minutes pour savoir s&rsquo;il y aurai une saison deux. Concernant les personnages, ces derniers proposent une palette de personnalités incroyable allant du psychopathe, au spécialiste de la théorie du complot. Les plus avides de séries, reconnaîtront Nathan Stewart-Jarrett (Curtis de <em>Misfits</em>) mais découvriront également le jeune Oliver Woodford qui livre une performance ahurissante pour son âge.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong> Une claque tant visuelle que sonore.</strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"> Visuellement parlant, les images parlent d&rsquo;elles mêmes (vous êtes obligés désormais d&rsquo;aller y jet un oeil). La série joue sur l&rsquo;univers roman graphique/comics par son cadre, sa violence crue, ses couleurs léchées donnent l&rsquo;impression d&rsquo;une peinture en mouvement. La bande son est quand elle réalisée par Cristobal Tapia De Veer, elle demeure un élément incontournable (clique <a href="http://www.youtube.com/watch?v=zh6OW0oeN1g" target="_blank">ici</a>) collant à l&rsquo;univers de la série variant entre  lenteur et intensité.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Un futur mythe ? </strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"> La première grande claque de cette année 2013 nous vient donc d&rsquo;Outre-Manche. Malgré une durée trop courte (seulement 6 épisodes), la série prend à la gorge dès son départ. Nos amis anglais savent joués sur les variantes émotionnelles : la série est sombre, violente, mais pas pour autant dénuée d’humour provoquant un mélange des genres typiques des séries britannique tels que <em>Misfits, Skins, Shameless</em>, etc&#8230; mais <em>Utopia</em> prouvent surtout que ces derniers savent tirer leur épingle du jeu face à l&rsquo;ogre américain. Il est encore trop tôt pour répondre à cette question de futur mythe, mais en tout cas cette dernière réalise une entrée fracassante, en espérant que cela continue.</p>
<p style="text-align: justify;"><iframe src="http://www.youtube.com/embed/drh2HiEAj3c?version=3&amp;wmode=transparent" width="560" height="340" style="background-color:#000;display:block;margin-bottom:0;max-width:100%;" title="YouTube video player" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><p style="font-size:11px;margin-top:0;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=drh2HiEAj3c" target="_blank" title="Watch on YouTube">Watch this video on YouTube</a>.</p></p>
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		<title>LES REVENANTS, LA SERIE QU&#8217;ON N&#8217;ATTENDAIT PAS</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Jan 2013 10:08:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pauline Jeannette</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACROSS THE SERIES]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[En cette fin d’année Canal + nous a réservé une belle surprise avec sa série « Les revenants », créée par Fabrice Gobert, l’adaptation du film de Robin Campillo.  Comme son titre l’indique il est question de personnes déjà mortes auparavant, qui reviennent parmi les vivants. Tout cela se passe dans un village de province près d’un barrage (le barrage du Chevril). Si vous n’avez pas vu la saison, cela peut sembler]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">En cette fin d’année Canal + nous a réservé une belle surprise avec sa série « Les revenants », créée par Fabrice Gobert, l’adaptation du film de Robin Campillo.  Comme son titre l’indique il est question de personnes déjà mortes auparavant, qui reviennent parmi les vivants. Tout cela se passe dans un village de province près d’un barrage (le barrage du Chevril). Si vous n’avez pas vu la saison, cela peut sembler bancal, on s’imagine déjà quelque chose qui ne tiendra pas la route, je vous dirais que vous vous trompez.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.acrossthedays.com/non-classe/les-revenants-la-serie-quon-nattendait-pas/attachment/les-revenants-serie-canal/" rel="attachment wp-att-12770"><img class="alignnone size-full wp-image-12770" alt="Les revenants serie canal+ LES REVENANTS, LA SERIE QUON NATTENDAIT PAS" src="http://www.acrossthedays.com/wp-content/uploads/2012/12/Les-revenants-serie-canal+.jpg" width="1800" height="1313" title="LES REVENANTS, LA SERIE QUON NATTENDAIT PAS" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une histoire qui mêle l’irréel et le réel.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">J’ai bien écris le « réel », car on ne peut pas croire à la réapparition de nos proches disparus, mais le jeu d’acteur, les réactions des personnages sont telles qu’on a envie d’y croire. Un des personnages, Camille, a disparu il y a 5 ans à l’âge de 15 ans, elle avait alors une jumelle, lors de son retour Camille voit sa sœur grandie et l’autre qui revient après sa mort, un choc pour les deux personnages.</p>
<p style="text-align: justify;">En voyant ce genre de réaction, on a envie de se mettre à leur place et d’imaginer quelle serait notre attitude face à ce phénomène.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une ambiance froide</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Et voilà ce qui, pour moi, fait une grande partie du bon travail de la série. Cette ambiance particulière très froide, de par les paysages de Savoie, par ce filtre bleu, ces plans assez sombres, par la monotonie du jeu des acteurs, ainsi que la musique. Voir des proches revenir serait le souhait de beaucoup de gens,  mais on ne pense pas aux conséquences, surement parce qu’on sait que c’est impossible. Dans la série, les personnages sont tiraillés par ces retours, autant les revenants que les proches des revenants, car la situation est inattendu et parfois le deuil n’est pas terminé. Un bouleversement que nous raconte les 8 épisodes de la série.</p>
<p style="text-align: justify;">La série est énigmatiques, chaque situation est du à un questionnement, il y a sans cesse des rapprochements à faire, et nous ressentons le besoin de comprendre. Jusqu’au bout de la saison les réalisateurs nous on laissé  sans réponse quant à la réapparition, comme si nous étions, nous aussi, des personnages qui sont dans l’incompréhension la plus totale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un casting parfait</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un duo d’acteur m’a particulièrement touché dans la série, celui de Julie (Céline Sallette) et l’enfant Victor (Swann Nambotin). Le jeu de Céline Sallette est incroyable, peut être est-ce grâce à son charisme et sa mélancolie naturelle qu’elle réussit à capter l’attention sur elle. Même si elle a déjà une carrière avant « Les revenants », il est possible que cette actrice aille bien plus loin.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque personnage a une situation particulière et une personnalité bien distincte. J&rsquo;ai aimé les personnages de : Léna, la soeur qui avait besoin de temps, Camille qui veut se faire accepter, Serge (Guillaume Gouix) l&rsquo;assassin à qui on peut s&rsquo;attacher, Simon le passionné, et Adèle celle qui n&rsquo;avait pas terminé son deuil.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.acrossthedays.com/non-classe/les-revenants-la-serie-quon-nattendait-pas/attachment/les-revenants/" rel="attachment wp-att-12773"><img class="alignnone size-full wp-image-12773" alt="25 LES REVENANTS, LA SERIE QUON NATTENDAIT PAS" src="http://www.acrossthedays.com/wp-content/uploads/2012/12/25.jpg" width="1200" height="800" title="LES REVENANTS, LA SERIE QUON NATTENDAIT PAS" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>(Julie et Victor)</em></p>
<p style="text-align: justify;">Souvent, il est difficile d’adhérer aux séries françaises, « Les revenants » est venu donner un espèce de coup de fouet à toutes ces critiques négatives. La série a réalisé un score de 1,4 millions de spectateurs mais les chiffres doivent être bien plus élevé avec le téléchargement. On m’a dit récemment que les séries canal + fonctionnaient car elles avaient intégrés deux choses que la société désire voir à la télévision : la violence et le sexe. Certes, la série inclut de la violence et du sexe, mais c’est une série qui mérite d’être vu pour son histoire, son intrigue et tout le talent qu’elle en dégage.</p>
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		<title>GRIMM : LA SURPRISE QUI A DU SUPERNATURAL DANS L&#8217;ADN</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Sep 2012 08:39:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Lepron</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACROSS THE SERIES]]></category>

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		<description><![CDATA[En ce mois de septembre, où j’ai eu le temps d’épuiser mon stock de séries, un nom qui a bercé le cinéma et la littérature fantastique m’a interpellé sur la Toile : Grimm. A Portland, un policier du nom de Nick Burkhardt découvre par sa tante, qu’il est le dernier descendant des « Grimm ». En somme, il est capable de voir des créatures, tels que des loups garou ou des vampires,]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em><span><span style="color: #000000;">En ce mois de septembre, où j’ai eu le temps d’épuiser mon stock de séries, un nom qui a bercé le cinéma et la littérature fantastique m’a interpellé sur la Toile : Grimm.</span></span></em></p>
<p><a href="http://www.acrossthedays.com/wp-content/uploads/2012/09/grimm.jpeg"><img class="aligncenter size-large wp-image-11524" title="grimm" src="http://www.acrossthedays.com/wp-content/uploads/2012/09/grimm-1024x576.jpeg" alt=" GRIMM : LA SURPRISE QUI A DU SUPERNATURAL DANS LADN" width="1024" height="576" /></a></p>
<p><span style="color: #000000;">A Portland, un policier du nom de Nick Burkhardt découvre par sa tante, qu’il est le dernier descendant des « Grimm ». En somme, il est capable de voir des créatures, tels que des loups garou ou des vampires, sous leur forme humaine. Les éliminer fait partie de son ADN.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><em>Grimm</em> possède de nombreux points communs avec la série <em>Supernatural</em>, notamment le caractère de Nick, sorte de mélange concis des frères Winchester. A chaque début d’épisode, et comme bon nombre de séries policières, <em>Grimm</em> voit ses épisode introduits par un crime. Crime que l’on voit dès les premières minutes par le biais de la victime. Mais comment rendre intéressant une série fantastique qui voit son scénario s&rsquo;élaborer en s&rsquo;inspirant de séries comme <em>Esprit Criminel</em> ? Grâce aux seconds rôles, le loup-garou, Eddy Monroe, en première ligne : joué par le fou dans Prison Break Silas Weir Mitchell, le loup-garou permet de donner à<em> Grimm</em> un combo original, entre un flic et un créature surnaturelle. L&rsquo;un apprend à l&rsquo;autre comment chasser et crée une véritable amitié entre deux personnages qui n&rsquo;avaient, à l&rsquo;origine, rien en commun.</span></p>
<iframe src="http://www.youtube.com/embed/2rVy3RBJmNo?version=3&amp;wmode=transparent" width="560" height="340" style="background-color:#000;display:block;margin-bottom:0;max-width:100%;" title="YouTube video player" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><p style="font-size:11px;margin-top:0;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=2rVy3RBJmNo" target="_blank" title="Watch on YouTube">Watch this video on YouTube</a>.</p>
<p><span style="color: #000000;">Etant un fan de &laquo;&nbsp;Supernatural&nbsp;&raquo;, je conseille donc vivement cette série au regard de la surprenante capacité de Nick Burkhardt à tuer des créatures la nuit et à exercer son métier de policier le jour. Ce qui m’a plu dans cette série, c’est l’apparition tardive du fondement de la série, au-delà de la découverte des dons de Nick. Un peu comme dans Games of Throne.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>THE NEWSROOM &#8211; A L&#8217;ABORDAGE DU JOURNALISME POLITIQUE</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Sep 2012 14:21:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Lepron</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACROSS THE SERIES]]></category>

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		<description><![CDATA[The Newsroom, c&#8217;est avant tout une série de dix épisodes pour une première saison enthousiasmante. Le pitch ? Will McAvoy, rédacteur en chef du JT de la chaîne ACN (Atlantic Cable News), est contraint de changer le fond et la forme de son journal après l&#8217;arrivée soudaine d&#8217;une nouvelle productrice qu&#8217;il connaît bien, Mackenzie MacHale.  D&#8217;un journalisme mollasson auquel il tenait &#8211; audiences obligent, Will McAvoy va tout bousculer pour incarner]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em><span style="color: #000000;">The Newsroom, c&rsquo;est avant tout une série de dix épisodes pour une première saison enthousiasmante. Le pitch ? Will McAvoy, rédacteur en chef du JT de la chaîne ACN (</span><em style="color: #000000;">Atlantic Cable News</em><span style="color: #000000;">), est contraint de changer le fond et la forme de son journal après l&rsquo;arrivée soudaine d&rsquo;une nouvelle productrice qu&rsquo;il connaît bien, Mackenzie MacHale. </span></em></p>
<p><span style="color: #000000;"><img class="aligncenter size-large wp-image-11176" title="the newsroom" src="http://www.acrossthedays.com/wp-content/uploads/2012/09/newsroom-1024x606.png" alt="newsroom 1024x606 THE NEWSROOM   A LABORDAGE DU JOURNALISME POLITIQUE " width="1024" height="606" /></span></p>
<p><span><span style="color: #000000;">D&rsquo;un journalisme mollasson auquel il tenait &#8211; audiences obligent, </span>Will McAvoy<span style="color: #000000;"> va tout bousculer pour incarner un journalisme féroce et de qualité. Ses intervenants ? Il seront parfois poussés dans leurs derniers retranchements, ne sachant plus quoi dire. Le changement de ton est trouvé et donné lors d&rsquo;une conférence. </span>Will McAvoy<span style="color: #000000;">, aux côtés d&rsquo;un républicain et d&rsquo;une démocrate, répond nonchalamment aux questions d&rsquo;un animateur : il préfère répondre dans le flou que dans le vrai. A la question de savoir pourquoi les États-Unis</span><span style="color: #000000;"> sont la plus grande puissance mondiale, le présentateur télé a un déclic : </span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><iframe src="http://www.youtube.com/embed/cLdivb10mZ8?version=3&amp;wmode=transparent" width="560" height="340" style="background-color:#000;display:block;margin-bottom:0;max-width:100%;" title="YouTube video player" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><p style="font-size:11px;margin-top:0;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=cLdivb10mZ8" target="_blank" title="Watch on YouTube">Watch this video on YouTube</a>.</p></span></p>
<h1>Plongeon dans le journalisme</h1>
<p><span style="color: #000000;">En seulement dix épisodes, la série guidée par Aaron Sorkin, scénariste de la série <em>A la maison blanche</em> et des films <em>The Social Network</em> (David Fincher) et <em>La guerre selon Charlie Wilson</em> (Mike Nichols), aborde frontalement le back office du journalisme en se concentrant à la fois sur la figure dramaturgique du présentateur, Will McAvoy, et sur ses petites mains : de la productrice Mackenzie MacHale à la nouvelle stagiaire qui vient de débarquer en passant par l&rsquo;équipe de journalistes. On y retrouve l&rsquo;ancien producteur Don Keefer aux manettes d&rsquo;une nouvelle émission, le co-producteur Jim Harper, Maggie la débutante et Charlie Skinner le grand manitou dans sa tour d&rsquo;ivoire. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le terme <em>&laquo;&nbsp;frontalement&nbsp;&raquo;</em> prend dans cette série tout son sens : on plonge dans le monde de la production de l&rsquo;information &#8211; jusque là peu traitée dans ce genre de format &#8211; en arpentant les enjeux de l&rsquo;audience, des sources et de la façon dont on gère un JT de qualité. S&rsquo;il y a une chose qui fait la force et la faiblesse de <em>The Newsroom</em>, ce sont les interminables diatribes des différents personnages, obligés de monter le ton pour se faire entendre. Tout s&rsquo;enchaîne. A</span><span style="color: #000000;"> toute allure, on perçoit en filigrane l&rsquo;hyper-activité du Mark Zuckerberg dépeint dans </span><em style="color: #000000;">The Social Network</em><span style="color: #000000;"> par Aaron Sorkin : il parle vite, agit vite et fait parfois des erreurs. En phase, parfois, avec un journalisme d&rsquo;aujourd&rsquo;hui qui peine à trouver un modèle.</span></p>
<h1>Le renouveau du journalisme</h1>
<p><span style="color: #000000;">Car le thème de la série comporte un problème de taille : il ne s&rsquo;agit pas de dix épisodes qui suivent un valeureux reporter plein d&rsquo;entrain et amené à révéler un énième Watergate (comme il est d&rsquo;usage de voir dans les films comme </span><em style="color: #000000;">Les hommes du président</em><span style="color: #000000;"> ou </span><em style="color: #000000;">Jeux de pouvoir</em><span><span style="color: #000000;">) et auquel on pourrait s&rsquo;identifier. En réalité, l&rsquo;action de </span><em style="color: #000000;">The Newsroom</em><span style="color: #000000;"> se déroule dans une rédaction ordinaire, un lieu fermé, animée par la seule volonté de Will McAvoy de proposer une émission télévisée qui veut avoir voix au chapitre de l&rsquo;avenir des Etats-Unis. </span></span></p>
<p><span style="color: #000000;">L&rsquo;enjeu pour le présentateur : construire le meilleur JT qui soit en posant les vraies questions. En somme, et surtout pour la deuxième partie, un mélange entre journalisme à l&rsquo;américaine, très factuel, et journalisme à l&rsquo;européenne, politiquement orienté. L&rsquo;idée derrière tout cela est de redonner des couleur à une émission qui avait préféré l&rsquo;audience à la qualité, l&rsquo;argent à l&rsquo;éthique. Ce manichéisme est assumé : <em>The Newsroom</em> se veut comme une série accessible, un journalisme pour les nuls. Mais lorsque les sujets d&rsquo;ANC se précisent, voilà que cela se complique.</span></p>
<h1>New York et journalisme : anti-Républicain, évidemment</h1>
<p><span><span style="color: #000000;">Autant le journalisme, comme illustration d&rsquo;un travail et de valeurs, est bien retranscrit dans le rythme effréné d&rsquo;une rédaction; autant le scénario peut laisser à désirer et son message être un sacré mur d&rsquo;idées. Si l&rsquo;on revient aux ambitions du JT commandé par Will McAvoy et Mackenzie MacHale, elles ont deux mots : information et indépendance. Le souci, c&rsquo;est que Will McAvoy va devenir un Julian Asssage télévisuel, une sorte d&rsquo;animateur à l&rsquo;égo monstrueux capable d&rsquo;humilier ses intervenants &#8211; ses proies &#8211; pour mieux défendre ce qu&rsquo;il pense. Et sa cible, c&rsquo;est le parti Républicain. Pour faire passer la pilule, le présentateur est introduit comme un républicain en divorce avec les pratiques de son parti, en corrélation avec son histoire d&rsquo;amour avec <em> </em>Mackenzie MacHale, dont il est sorti cocufié. Résultat, plutôt simpliste, il les incendie sur ACN pour mieux montrer leurs erreurs, l&rsquo;émergence du Tea Party en tête.</span></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Mais au cours des dix épisodes, Aaron Sorkin ne lève jamais la voix contre les démocrates, tant il préfère suivre la bataille de Will contre le Parti républicain. Jamais, alors que le Parti démocrate est au pouvoir et que <em>The Newsroom</em> suit avec soin et chronologiquement la politique américaine à partir de 2010, une seule critique n&rsquo;est formulée à l&rsquo;égard de la politique que mène Barack Obama. Comme s&rsquo;il préférait, finalement, s&rsquo;en prendre à la mutation du P</span><span style="color: #000000;">arti républicain (dangereuse mutation, évidemment) qu&rsquo;à la politique menée par Barack Obama. On est alors face à un dilemme lorsque le dixième épisode de The Newsroom prend fin : illustrer la vie d&rsquo;une rédaction n&rsquo;est pas chose aisée, et le trio Aaron Sorkin, Jeff Daniels et Emily Mortimer se défend très bien. Mais en illustrant un journalisme au service d&rsquo;idées plutôt qu&rsquo;au service de l&rsquo;information, cela donne une série biaisée. Et sa diffusion, à quelques mois de l&rsquo;élection présidentielle américaine, n&rsquo;en est que plus symbolique et dérangeante. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">La mise en scène est carrée, le plongeon dans le monde du journalisme est assuré, mais on sort de l&rsquo;eau avec un goût amer dans la bouche. Comme si <em>The Newsroom</em> avait un sous-texte politique pas vraiment assumé, fait de petites piques à l&rsquo;égard du Parti démocrate et de missiles envoyés vers le Parti républicain. Ah oui, j&rsquo;oubliais : ça se passe à New York, pas au Texas. </span></p>
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		<title>WILFRED : LA SÉRIE QUI A DU CHIEN</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Jul 2012 16:35:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier C</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACROSS THE SERIES]]></category>
		<category><![CDATA[ELIJAH WOOD]]></category>
		<category><![CDATA[FX]]></category>
		<category><![CDATA[JASON GANN]]></category>
		<category><![CDATA[WILFRED]]></category>

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		<description><![CDATA[Adaptation parfaitement de la série australienne d&#8217;origine, Wilfred est une comédie qui narre la rencontre entre Ryan (Elijah Wood) et Wilfred, chien tout à fait normal à priori. C&#8217;est dans cet élément anodin que le série prend tout son sens, car les gens voient Wilfred comme un chien. Or, Ryan, lui,voit Wilfred comme un homme déguisé en chien (Jason Gann)! Voila donc une série décalée et absolument géniale qui nous propose]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.acrossthedays.com/wp-content/uploads/2012/07/key_art_wilfred.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-10171" src="http://www.acrossthedays.com/wp-content/uploads/2012/07/key_art_wilfred.jpg" alt="key art wilfred WILFRED : LA SÉRIE QUI A DU CHIEN " width="900" height="350" title="WILFRED : LA SÉRIE QUI A DU CHIEN " /></a><br />
Adaptation parfaitement de la série australienne d&rsquo;origine, Wilfred est une comédie qui narre la rencontre entre Ryan (Elijah Wood) et Wilfred, chien tout à fait normal à priori. C&rsquo;est dans cet élément anodin que le série prend tout son sens, car les gens voient Wilfred comme un chien. Or, Ryan, lui,voit Wilfred comme un homme déguisé en chien (Jason Gann)!</p>
<p>Voila donc une série décalée et absolument géniale qui nous propose un savant mélange d&rsquo;humour trash habillement mêlée aux questions existentielles de Ryan en pleine quête d&rsquo;identité. Wilfred se veut être l&rsquo;alter-ego de Ryan, il lui apprend notamment à sortir de sa coquille, lui (Ryan), qui est si peu sûr de lui et si introverti&#8230;</p>
<p>L&rsquo;évolution des personnages est très intéressante et magistralement interprété par les deux protagonistes. La série nous fait donc réfléchir sur la légèreté de la vie. Tout n’est pas si grave, et cela peut faire du bien, quelques fois, de laisser notre instinct prendre le pas sur notre raison.</p>
<iframe src="http://www.youtube.com/embed/SM5ouH9xotk?version=3&amp;wmode=transparent" width="560" height="340" style="background-color:#000;display:block;margin-bottom:0;max-width:100%;" title="YouTube video player" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><p style="font-size:11px;margin-top:0;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=SM5ouH9xotk" target="_blank" title="Watch on YouTube">Watch this video on YouTube</a>.</p>
<iframe src="http://www.youtube.com/embed/qiwivezz9YY?version=3&amp;wmode=transparent" width="560" height="340" style="background-color:#000;display:block;margin-bottom:0;max-width:100%;" title="YouTube video player" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><p style="font-size:11px;margin-top:0;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=qiwivezz9YY" target="_blank" title="Watch on YouTube">Watch this video on YouTube</a>.</p>
<p>Les chiens sont-ils vraiment les meilleurs amis de l&rsquo;homme ?  En tout cas une chose est sure, après avoir vu Wilfred, vous ne les verrez plus de la même façon.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>SUITS : VOUS PRENDRIEZ BIEN UN PEU D&#8217;AVOCAT ?</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Jun 2012 10:39:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier C</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACROSS THE SERIES]]></category>
		<category><![CDATA[Aaron Korsh]]></category>
		<category><![CDATA[SUITS]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;arrivée de la période estivale est souvent synonyme de période creuse, exception faite pour Weeds ou encore Breaking Bad. Malgré cela, quelques séries tirent leurs épingles du jeu : c&#8217;est notamment le cas de Suits. &#171;&#160;Two layers, One degree.&#160;&#187; Voilà comment en deux phrases, on résume le synopsis de cette série qui, pour faire simple, nous narre l&#8217;histoire de Mike, jeune homme possédant une mémoire photographique et gagnant sa vie en passant]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-9516" title="Suits série" src="http://www.acrossthedays.com/wp-content/uploads/2012/06/Suits-promo-saison-1-Mike-Harvey.jpeg" alt=" SUITS : VOUS PRENDRIEZ BIEN UN PEU DAVOCAT ?" width="1920" height="1080" /></p>
<p>L&rsquo;arrivée de la période estivale est souvent synonyme de période creuse, exception faite pour <em>Weeds</em> ou encore <em>Breaking Bad.</em> Malgré cela, quelques séries tirent leurs épingles du jeu : c&rsquo;est notamment le cas de <em>Suits</em>.</p>
<h1>&laquo;&nbsp;Two layers, One degree.&nbsp;&raquo;</h1>
<p>Voilà comment en deux phrases, on résume le synopsis de cette série qui, pour faire simple, nous narre l&rsquo;histoire de Mike, jeune homme possédant une mémoire photographique et gagnant sa vie en passant des examens pour les autres ; et d&rsquo;Harvey Spencer avocat d&rsquo;une grande firme de New York.  Ce dernier doit se trouver un associé provenant d&rsquo;Harvard comme le veut le protocole de la firme. On comprend vite que Mike deviendra l&rsquo;associé en question et que de cette alliance deviendra l&rsquo;enjeu principal de la série.</p>
<p>C&rsquo;est néanmoins la question du subterfuge mis en place qui nous tient le plus en haleine tout au long de la série: en effet Mike, aussi intelligent soit-il, n&rsquo;est pas un &nbsp;&raquo;vrai&nbsp;&raquo; avocat et se doit de jongler entre son passé imposant et son présent &nbsp;&raquo;utopique&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Mais, outre la réussite du projet, c&rsquo;est aussi l&rsquo;adaptation de Mike qui se veut essentielle. Lui, le &nbsp;&raquo;rookie&nbsp;&raquo;, se doit de tout apprendre dans un monde impitoyable (en témoignent les personnages d&rsquo;Harvey Spencer ou encore Jessica Pearson) où la concurrence règne de plein pied à l&rsquo;image de Louis Litt (interprété par le génial Rick Hoffman). <span style="text-align: justify;">Cet aspect compétitif devient vite un élément marquant de la série, nous permettant notamment d&rsquo;aborder  la loi sous nouvel angle, loin des tribunaux, et d&rsquo;avantage à travers la relation du maître à l&rsquo;élève entre Harvey et Mike.</span></p>
<iframe src="http://www.youtube.com/embed/SYUQKm2nZNE?version=3&amp;wmode=transparent" width="560" height="340" style="background-color:#000;display:block;margin-bottom:0;max-width:100%;" title="YouTube video player" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><p style="font-size:11px;margin-top:0;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=SYUQKm2nZNE" target="_blank" title="Watch on YouTube">Watch this video on YouTube</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec Suits, finit donc le genre Law &amp; Order (New York Police Judiciaire) et bonjour à une nouvelle vague dans le judiciaire, précédemment initiée par The Good Wife.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>AWAKE : LA SÉRIE QUI REND SCHIZO</title>
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		<pubDate>Wed, 09 May 2012 19:53:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier C</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACROSS THE SERIES]]></category>
		<category><![CDATA[awake]]></category>
		<category><![CDATA[série]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;I&#8217;m awake with my wife, and I close my eyes, I open them, I&#8217;m awake with my son.&#160;&#187; Nouvelle création NBC, Awake s&#8217;avère être &#160;&#187;l&#8217;étrange curiosité&#160;&#187; de cette année. Pourquoi ? Son pitch. Pour faire simple, la série met en scène Michael Britten, détective à la police de Los Angeles. Ce dernier se veut déchiré entre deux réalités à la suite d&#8217;un accident de voiture avec sa femme et son]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-large wp-image-7924" title="Awake_serie_TV" src="http://www.acrossthedays.com/wp-content/uploads/2012/05/Awake_serie_TV2-1024x577.jpg" alt="Awake serie TV2 1024x577 AWAKE : LA SÉRIE QUI REND SCHIZO" width="1024" height="577" /></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;I&rsquo;m awake with my wife, and I close my eyes, I open them, I&rsquo;m awake with my son.&nbsp;&raquo;</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Nouvelle création NBC, Awake s&rsquo;avère être &nbsp;&raquo;l&rsquo;étrange curiosité&nbsp;&raquo; de cette année. Pourquoi ? Son pitch. Pour faire simple, la série met en scène Michael Britten, détective à la police de Los Angeles. Ce dernier se veut déchiré entre deux réalités à la suite d&rsquo;un accident de voiture avec sa femme et son fils. Dans l&rsquo;une son épouse est la seule vivante; dans l&rsquo;autre, c&rsquo;est sa progéniture qui en a réchappé.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous me direz que la limite entre la réalité et le rêve est facile à percevoir. Pourtant, Awake laisse autant Michael que nous, spectateurs, dans le mystère. L&rsquo;intérêt et l&rsquo;attrait de la série est ici, il est psychologique : comment affronter la réalité ? Quelle conséquence ces actes ont-il dans les deux réalités ? Des questions posées à un détective.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien ficelées, les enquêtes se veulent différentes mais apparaissent liée, grâce à des références entre les deux enquêtes / des indices sont dispersés ça et là au cours des enquêtes. Grâce à des photographies différentes, le spectateur peut entrer aussi facilement qu&rsquo;il était sorti dans les mondes. Les deux psys, incarnés par des acteurs différents (B.D. Wong, le psy attitré de <strong>New York, Unité Spéciale</strong> versus Cherry Jones, l’ex-présidente des USA dans <strong>24</strong>), permettent aussi de mieux nous guider.</p>
<p style="text-align: justify;"><iframe src="http://www.youtube.com/embed/Uk06mR-yt9w?version=3&amp;wmode=transparent" width="560" height="340" style="background-color:#000;display:block;margin-bottom:0;max-width:100%;" title="YouTube video player" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><p style="font-size:11px;margin-top:0;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Uk06mR-yt9w" target="_blank" title="Watch on YouTube">Watch this video on YouTube</a>.</p></p>
<p style="text-align: justify;">Tardant à démarrer et délivrant un scénario complexe, &laquo;&nbsp;Awake&nbsp;&raquo; peut rebuter. Mais avec une intelligence et un showrunner en la personne de l&rsquo;acteur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Howard_Gordon" target="_blank">Howard Gordon</a>, vous ne tarderez pas à en être addict. Sans pour autant changer de monde.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>LES CANDIDATS A L&#8217;ÉLECTION COTÉ LITTÉRATURE</title>
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		<pubDate>Mon, 07 May 2012 23:10:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Menegon</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACROSS THE SERIES]]></category>
		<category><![CDATA[baudelaire]]></category>
		<category><![CDATA[eva joly]]></category>
		<category><![CDATA[françois hollande]]></category>
		<category><![CDATA[jean-luc mélenchon]]></category>
		<category><![CDATA[marine le pen]]></category>
		<category><![CDATA[misérables]]></category>
		<category><![CDATA[nicolas sarkozy]]></category>
		<category><![CDATA[philippe poutou]]></category>
		<category><![CDATA[zola]]></category>

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		<description><![CDATA[Étant en études de Lettres Modernes, je suis souvent agacé quand on me dit que la Littérature est quelque chose de futile. Quelque chose qui n&#8217;est pas ancrée dans la vie quotidienne et qui n&#8217;est qu&#8217;une lubie de l&#8217;Éducation Nationale. Au bout de 10 mois de campagne présidentielle (Primaires Citoyennes comprises), je pense être apte à démontrer le contraire, soit que cet art est une composante de nos vies. En]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-7871" title="Camus L'Etranger CD" src="http://www.acrossthedays.com/wp-content/uploads/2012/05/Camus-LEtranger-CD2.jpg" alt="Camus LEtranger CD2 LES CANDIDATS A LÉLECTION COTÉ LITTÉRATURE" width="943" height="940" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Étant en études de Lettres Modernes, je suis souvent agacé quand on me dit que la Littérature est quelque chose de futile. Quelque chose qui n&rsquo;est pas ancrée dans la vie quotidienne et qui n&rsquo;est qu&rsquo;une lubie de l&rsquo;Éducation Nationale. Au bout de 10 mois de campagne présidentielle (Primaires Citoyennes comprises), je pense être apte à démontrer le contraire, soit que cet art est une composante de nos vies. En effet, il suffisait d&rsquo;observer les dix candidats à travers le prisme de leurs campagnes et de leurs convictions pour y voir des parallèles entre eux et des figures ou des romans de la Littérature, majoritairement française bien évidemment. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">De ce fait, de l&rsquo;extrême-gauche anticapitaliste à l&rsquo;extrême-droite « nouvellement fréquentable », les prétendants à la Présidence ont vu leurs parcours politiques être écrits dans les grosses lignes par les plus grands auteurs français. Ainsi c&rsquo;est pourquoi le premier tour achevé, on peut comparer Marine Le Pen à la Lolita de Nabokov , Nicolas Sarkozy au Satan de Hugo ou encore Jacques Cheminade à &laquo;&nbsp;L&rsquo;Etranger&nbsp;&raquo; de Camus.</span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">François Hollande (28,6 %) :</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le candidat du Parti Socialiste (PS) a démarré de rien – ou presque – dans la conquête de l&rsquo;Élysée : laissant derrière lui un parti à l&rsquo;agonie et au bord de la cession, il se lance dans la course alors que personne n&rsquo;y croit. Toutefois, il arrivera à éliminer ses adversaires ici à l&rsquo;aide de faits divers salaces et de primaires démocratiques pour se hisser comme leader de son parti. En cela, on peut comparer François Hollande à Georges Duroy dans &laquo;&nbsp;Bel-Ami&nbsp;&raquo; de Maupassant. Comme le personnage du romancier, c&rsquo;est un homme ambitieux vivant dans un environnement dominé par le monde financier, l&rsquo;influence des médias et par la sphère politique. A noter que dans l’œuvre, une description est faite de la ville de Rouen, qui est la ville natale de François Hollande.</span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Nicolas Sarkozy (27,2 %) :</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le Président-candidat est le chef de l’État le moins apprécié sous la Vè République. Sa côte de popularité a été constamment en chute libre. Cette donnée fait écho à une œuvre de Victor Hugo commencée en 1854 : &laquo;&nbsp;La fin de Satan&nbsp;&raquo;. Loin de moi l&rsquo;idée – trop facile &#8211; de comparer Nicolas Sarkozy à la figure du mal par conviction politique, c&rsquo;est ici surtout la trame du recueil qui est intéressante. Satan est déchu et tombe dans des abimes sans fin. Il ne cesse de supplier Dieu de lui pardonner, à grand renfort de pathos. Vous l&rsquo;aurez compris, la chute ici est celle du candidat rayonnant, du victorieux sublime lors de son combat contre Ségolène Royal en 2007, qui en enchainant les maladresses et les fautes finit par tomber dans des abimes sans fond d&rsquo; impopularité. Les appels au secours de Satan font écho aux « Aidez-moi » déclamés à l&rsquo;attention du peuple par le même homme en disgrâce lors de ses meetings. A la fin de l’œuvre, Dieu pardonne à Satan : le 6 mai à 20h nous dira si la fiction rejoint la réalité.</span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Marine Le Pen ( 17,9 %) :</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le vote en faveur de Le Pen est passionnant à analyser et les raisons qui mènent à son succès électoral sont multiples. Je me suis permis d&rsquo;en retenir une : celle portant sur sa personnalité et son physique. Il faut bien dire que c&rsquo;est là que réside son attractivité : elle est plus vendeuse que son fameux géniteur. Marion (de son vrai nom) est une femme, blonde et jeune. Elle donne une fraicheur bienvenue à un parti rustique. Toutefois, c&rsquo;est une redoutable joueuse et tentatrice. Mon choix s&rsquo;est donc porté sur &laquo;&nbsp;Lolita&nbsp;&raquo; de Nabokov. Dans le roman, la jeune Lolita réussit à faire succomber un homme, qui ne parvient pas à résister à ses pulsion scandaleuses – à savoir les jeunes filles. Cette relation polémique finit par mener Humbert à la prison et donc à sa perte. Ici, ce dernier pourrait à la fois symboliser le peuple français (séduit par le vote extrême et contestataire que représente le FN depuis une décennie mais refroidi par l&rsquo;aspect scandaleux du parti) mais aussi d&rsquo;un autre côté Nicolas Sarkozy qui est séduit par la grande possibilité de voix que représente l&rsquo;électorat frontiste, ce qui est pour lui le charme de Marine Le Pen / Lolita.</span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Jean-Luc Mélenchon (11,1 %) :</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">On peut réellement donner à sa campagne une dimension romanesque : le cadre initial serait son appartenance au Parti Socialiste. L&rsquo;élément perturbateur serait sa démission du même parti suite au Congrès de Reims en 2008. Les péripéties prendraient la forme de la formation du Parti de Gauche puis la campagne avec les Communistes. Le point culminant du roman serait représenté par sa « Prise de la Bastille » en mars dernier et finalement le 22 avril donnerait le dénouement. Loin de toute originalité, j&rsquo;attribue à Mélenchon le roman-fleuve &laquo;&nbsp;Les misérables&nbsp;&raquo; de Hugo. Ici, ce n&rsquo;est pas tant pour sa campagne que je lui attribue ce roman majestueux mais c&rsquo;est surtout par le fait qu&rsquo;il représente les idéaux pour lesquels il se bat (la lutte contre la précarité, contre le travail abusif, pour une évolution de la société). Il faut aussi noter que Mélenchon a cité à loisir ce roman dans ses discours.</span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">François Bayrou (9,1 %) :</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le choix pourra paraître étonnant mais j&rsquo;ai osé : François Bayrou sera &laquo;&nbsp;Cyrano de Bergerac&nbsp;&raquo;. Dans la pièce de Rostand, le personnage est victime d&rsquo;un handicap : son nez immense. Il n&rsquo;arrive jamais à avoir ce qu&rsquo;il veut (Roxanne), le combat à Arras montre son côté combattif et il meurt sans jamais avoir eu Roxanne. Le parallèle avec Cyrano va vite : son bégaiement fut son handicap, il n&rsquo;arrive jamais à son but : l’Élysée malgré son amour du combat électoral et peut-être finira-t-il sans avoir atteint son objectif&#8230;</span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Eva Joly (2,3%) :</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La campagne calamiteuse d&rsquo;Eva Joly a mit les écologistes dans un état second. Par ce fait mais également pour la proposition de la candidate de légaliser le cannabis, j&rsquo;attribue lui le roman autobiographique &laquo;&nbsp;L&rsquo;herbe bleue&nbsp;&raquo; d&rsquo;auteur anonyme. Ainsi, l&rsquo;héroïne (sans mauvais jeu de mot) commence au top de sa forme physique (comme avec ses 5% au début de la campagne) pour finir dans la déchéance (2,3%). Cette campagne a ressemblé à un véritable bad trip, avec un mauvais casting à la base, des propositions inaudibles et une crédibilité acquise aux élections européennes complètement détruite. Le parti se retrouve isolé comme une junkie privée de sa came (qui serait le remboursement des frais de campagne à partir de 5% de voix). La campagne présidentielle étant la plus grosse drogue des hommes politiques, il s&rsquo;avèrera probablement difficile pour Europe Écologie – Les Verts de mener à bien sa cure de désintoxication.</span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Nicolas Dupont-Aignan (1,8 %) :</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Se définissant comme Gaulliste, parti en guerre pour une « France Libre » selon son slogan de campagne. NDA s&rsquo;est battu pour rendre sa liberté à une France qu&rsquo;il considère comme occupée par le monde de la finance et affaiblie par l&rsquo;euro. Quelle autre figure de la Résistance ayant écrit à ses heures perdues pouvait-on choisir que Charles de Gaulle et ses &laquo;&nbsp;Mémoires de guerre&nbsp;&raquo; ? On soulignera que l&rsquo;ombre de NDA aura autant pesé dans la campagne que de Gaulle dans la littérature&#8230;</span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Philippe Poutou (1,1 %) :</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Vous prenez n&rsquo;importe quel personnage de la Littérature du XIXe siècle où évoluent des personnages ouvriers, écrasés par le pouvoir de la bourgeoisie (Balzac, Zola) et cela fera l&rsquo;affaire. Le Manifeste du Parti Communiste de Marx est aussi possible car il est le vivier de l&rsquo;idéologie anticapitaliste et révolutionnaire. Malheureusement, l&rsquo;immense succès de cette œuvre n&rsquo;est pas comparable à l&rsquo;échec de Poutou dans les urnes.</span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Nathalie Arthaud (0,6 %) :</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le choix s&rsquo;est avéré dur pour la candidate de Lutte Ouvrière. Toutefois, &laquo;&nbsp;L&rsquo;assomoir&nbsp;&raquo; de Zola semble approprié. Prenant place dans le monde ouvrier, l&rsquo;héroïne Gervaise (une femme donc) est victime de sa classe sociale et finit sa vie dans la misère, comme la plupart des personnages de ce milieu défavorisé. Zola a donc exposé la misère et la détresse ouvrière, thème cher et unique de Nathalie Arthaud. A noter que Gervaise finit par mourir de sa précarité et que le 22 avril, ce sont les électeurs qui ont « fait la mort dans les urnes » (expression phrase en 2012) à la candidate avec son score alarmant.</span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Jacques Cheminade (0,2 %) :</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">C&rsquo;était le candidat OVNI de cette Présidentielle. L&rsquo;homme que personne n&rsquo;a vu venir. Un étranger aux yeux du public. Vous l&rsquo;aurez compris, il s&rsquo;agira ici de &laquo;&nbsp;L&rsquo;étranger&nbsp;&raquo; de Camus. Le personnage de ce roman est une homme solitaire, qui parle peu à l&rsquo;image de Cheminade qui s&rsquo;est présenté avec un parti aux membres aussi nombreux qu&rsquo;une classe de CP d&rsquo;une école primaire dans une campagne reculée et qui était inaudible dans les médias. Le paysage désertique et rouge du désert algérien décrit par Camus fait échos à la planète Mars, si chère au candidat. Il est certain que cet étranger le restera encore&#8230;</span></p>
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		<title>&#171;&#160;LES HOMMES DE L&#8217;OMBRE&#160;&#187; : LA COM&#8217; AU BANC DU POUVOIR</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Mar 2012 18:34:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Menegon</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACROSS THE SERIES]]></category>
		<category><![CDATA[across the days]]></category>
		<category><![CDATA[communication]]></category>
		<category><![CDATA[les hommes de l'ombre]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>

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		<description><![CDATA[La télévision et le cinéma français ont toujours été frileux pour écrire ou s&#8217;attaquer à la sphère politique. Et l&#8217;année 2011 arriva. D&#8217;abord au cinéma (avec les films « La conquête », « L&#8217;exercice du pouvoir » et « Pater »). C&#8217;est maintenant à la télé de s&#8217;emparer de ce filon. Un essai avait déjà été tenté en 2006 avec la série « L&#8217;état de Grâce » diffusé sur France 2, mais qui avait était un échec. C&#8217;est]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-large wp-image-7430" title="LES HOMMES DE L'OMBRE" src="http://www.acrossthedays.com/wp-content/uploads/2012/03/19934752-1024x681.jpg" alt="19934752 1024x681 LES HOMMES DE LOMBRE : LA COM AU BANC DU POUVOIR" width="1024" height="681" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La télévision et le cinéma français ont toujours été frileux pour écrire ou s&rsquo;attaquer à la sphère politique. Et l&rsquo;année 2011 arriva. D&rsquo;abord au cinéma (avec les films « La conquête », « L&rsquo;exercice du pouvoir » et « Pater »). C&rsquo;est maintenant à la télé de s&rsquo;emparer de ce filon. Un essai avait déjà été tenté en 2006 avec la série « L&rsquo;état de Grâce » diffusé sur France 2, mais qui avait était un échec.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">C&rsquo;est donc en cette année électorale que la même chaîne retente, avec cette fois-ci beaucoup plus de réussite. La bonne idée de France 2, c&rsquo;est de s&rsquo;éloigner de sa première série. Et encore, le verbe « s&rsquo;éloigner » est faible : changement d&rsquo;intrigue, changement de point de vue, changement de plan marketing. Alors, « Les hommes de l&rsquo;ombre » est né.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Cette série expose paradoxalement le destin d&rsquo;un femme : quand le Président de la République se fait tuer dans l&rsquo;explosion d&rsquo;une usine, Anne Visage, secrétaire d’État, part à la conquête de l’Élysée dans le but d&rsquo;empêcher l&rsquo;élection du chef du gouvernement au scrutin anticipé : ce dernier a fait passer l&rsquo;assassinat pour un attentat commandité par Al-Quaïda afin de gagner l&rsquo;élection.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Toutefois, ce n&rsquo;est pas Anne Visage qui est au premier plan, c&rsquo;est son « spin doctor » (son conseiller en communication), Simon Kapita. En effet, l&rsquo;accent est porté sur les coulisses de la campagne électorale, sur les stratagèmes mis en place et les coups bas qui la ponctue.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Cet angle de vue, inédit et passionnant,est l&rsquo;intérêt principal de cette série. En outre, les acteurs sont d&rsquo;un très bon niveau et la réalisation de bonne facture. Le seul bémol serait à mettre du côté de la bande-son. Toutefois, cela reste assez anecdotique au vue de la qualité de l&rsquo;ensemble du programme. On se réjouit déjà de l&rsquo;annonce d&rsquo;une deuxième saison !</span></p>
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		<title>SHERLOCK SAISON 1 ET 2</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 20:29:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Deprez</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACROSS THE DAYS]]></category>
		<category><![CDATA[ACROSS THE SERIES]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8216;est dans un étonnant silence médiatique et culturel que l’œuvre de Maurice Leblanc est passée dans le domaine public. Et autant tout le monde se fout sur la gueule pour sortir un énième remake de La guerre des boutons dès que l’œuvre devient libre de droits, autant personne ne semble s&#8217;intéresser au matériau formidable que représente Arsène Lupin, le gentleman cambrioleur. De là à dire que les producteurs français n&#8217;ont]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-large wp-image-7433" title="sherlock_2" src="http://www.acrossthedays.com/wp-content/uploads/2012/01/sherlock_2-1024x576.png" alt="sherlock 2 1024x576 SHERLOCK SAISON 1 ET 2" width="1024" height="576" /></p>
<p style="text-align: justify;">C<span style="color: #000000;">&lsquo;est dans un étonnant silence médiatique et culturel que l’œuvre de Maurice Leblanc est passée dans le domaine public. Et autant tout le monde se fout sur la gueule pour sortir un énième remake de La guerre des boutons dès que l’œuvre devient libre de droits, autant personne ne semble s&rsquo;intéresser au matériau formidable que représente Arsène Lupin, le gentleman cambrioleur. De là à dire que les producteurs français n&rsquo;ont aucun goût et se complaisent dans la ré-utilisation de recettes usées jusqu&rsquo;à la moelle, il n&rsquo;y a qu&rsquo;un pas que je ne franchirai pas. Mais tout de même, si un producteur français me lit : vous êtes nazes les gars. Ca va faire une décennie que vous produisez de la merde, aussi bien à la télé qu&rsquo;au cinéma. Et non, les séries de Canal+ ne rattrapent pas le coup, parce que c&rsquo;est toujours la même chose et que les trucs mélo-dramatiques et super dark c&rsquo;est sympa au début mais ça finit par user. Vous n&rsquo;avez pas de talent, alors ravalez votre fierté et ayez le courage d&rsquo;imiter les bonnes personnes. Imitez les rosbeefs, et faites moi une bonne réadaptation contemporaine d&rsquo;Arsène Lupin en série, avec Jean Dujardin dans le rôle titre. Mais avant ça, commencez par regarder les deux premières saisons de Sherlock et prenez en de la graine.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><iframe src="http://www.youtube.com/embed/s8v_pmZQNlM?version=3&amp;wmode=transparent" width="560" height="340" style="background-color:#000;display:block;margin-bottom:0;max-width:100%;" title="YouTube video player" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><p style="font-size:11px;margin-top:0;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=s8v_pmZQNlM" target="_blank" title="Watch on YouTube">Watch this video on YouTube</a>.</p></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Sherlock est une série télévisée britannique, diffusée sur BBC, et composée de deux saisons divisés en 3 épisodes d&rsquo;1h30 chacuns. La série est bien entendue basée sur l’œuvre de Sir Conan Doyle, avec la grosse différence que c&rsquo;est au XXIème siècle que l&rsquo;ami Holmes va résoudre ses enquêtes. Un contexte contemporain qui a pour principal effet de démarquer la série des trilliards d&rsquo;adaptation dont Sherlock Holmes a déjà fait l&rsquo;objet, en plus de rapprocher sérieusement les personnages du spectateur. C&rsquo;était une pirouette audacieuse, mais au final ce mariage entre un univers moderne et une œuvre d&rsquo;une austérité absolue est une splendide réussite, a à peu près tous les niveaux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En 2010, Sherlock Holmes est &laquo;&nbsp;consultant détective&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est à dire un privé aidant la police sur les affaires compliquées et, d&rsquo;après lui, le seul au monde dans cette profession. Le personnage principal est très similaire à celui de l’œuvre originale, mais j&rsquo;ai l&rsquo;impression (impression, parce que je n&rsquo;ai pas lu un livre de Conan Doyle depuis un bout de temps) que l&rsquo;ensemble de ses traits de caractères ont été exacerbés, dans un but aussi bien scénaristique qu&rsquo;humoristique : il passe d&rsquo;arrogant à véritable enfoiré, et d&rsquo;intellectuel très doué à génie de la logique, plus proche du supercalculateur que de l&rsquo;humain. Absolument rien ne lui échappe, il réalise les connexions à la vitesse de la lumière et de manière impressionnante parce qu’apparemment crédible. Et si il parait pratiquement impossible pour le spectateur de connecter avec un personnage aussi extraordinaire (au sens propre : hors de l&rsquo;ordinaire), il développe au fur et à mesure des épisodes une profondeur qui permet une certaine empathie (limitée, mais c&rsquo;est mieux que rien). Il est en tout cas très réussi, brillamment interprété et habilement mis en valeur par une solide galerie de personnages secondaires.  Ces derniers sont nombreux, et dans l&rsquo;ensemble plutôt sympathiques.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dommage que la série n&rsquo;ait pas réussi le tour de force de faire de Watson un personnage intéressant, mais bon, c&rsquo;était une cause perdue de toute façon. Et en en faisant un vétéran d&rsquo;Afghanistan avide de retrouver un peu d&rsquo;excitation, ils ont au moins réussi à ne pas le rendre exaspérant, ce qui constitue en soi une performance remarquable. On retrouve sinon l&rsquo;ensemble des personnages récurrents de l’œuvre de Conan Doyle, depuis l&rsquo;inspecteur Lestrade jusqu&rsquo;à l&rsquo;ennemi juré de Holmes, le fameux Jim Moriarty qui opère comme &laquo;&nbsp;consultant criminel&nbsp;&raquo;. Ces personnages interviennent de manière régulière, bien que parfois indirecte, dans les enquêtes de Sherlock.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><img class="aligncenter" src="http://i3.kym-cdn.com/photos/images/original/000/239/153/318.jpg" alt="318 SHERLOCK SAISON 1 ET 2" width="500" height="401" title="SHERLOCK SAISON 1 ET 2" /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Enquêtes qui représentent bien entendu le cœur de la série. Alors qu&rsquo;est ce que ca donne ? C&rsquo;est bien. On est dans la grande tradition du roman policier, remis au goût du jour. Il y a un mystère apparemment insoluble et un protagoniste dépassé par les évènements. Sherlock rentre dans la place, jette un vague coup d’œil à la tapisserie, humilie d&rsquo;une simple phrase l&rsquo;ensemble de Scotland Yard, et résout l&rsquo;histoire en mangeant des nouilles chinoises avant de rentrer au 221 Baker Street en blaguant avec Watson. Bon en fait ça se complexifie assez rapidement (notamment quand Moriarty commence à rentrer dans le jeu), mais en gros c&rsquo;est ça.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Et j&rsquo;ai beau faire partie de l&rsquo;école qui considère qu&rsquo;Hercule Poirot exploserait la tronche de Sherlock Holmes les mains dans le dos, les yeux bandés et les jambes liées, je dois avouer que ça marche plutôt bien. A l&rsquo;exception de l&rsquo;épisode sur le chien des Baskerville que j&rsquo;ai trouvé au final assez médiocre (on sent que les scénaristes ont galéré à réinventer l&rsquo;histoire originale), les épisodes possèdent dans l&rsquo;ensemble une excellente histoire, et surtout une excellente ambiance. Les deux premiers épisodes de la première saison sont à ce titre exceptionnel, avec une tension montant petit à petit et explosant sur la fin dans une grandiose conclusion. Mais si l&rsquo;ambiance devient parfois assez sombre, c&rsquo;est aussi souvent très léger, notamment lors des joutes verbales entre Watson et Holmes, ou avec l&rsquo;inspecteur Lestrade (probablement mon personnage secondaire favori, excellent de détachement). Du beau boulot, vraiment.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La série utilise aussi habilement le contexte contemporain : Holmes envoie des sms, cherche des emplacements sur googlemaps et utilise le GPS pour se repérer. Quand à Watson, son traditionnel journal est devenu un blog qui va contribuer à la célébrité de Sherlock Holmes. Cette présence de la technologie dans les enquêtes est d&rsquo;ailleurs souligné par la mise en scène, avec (par exemple) des incrustations de ce que le protagoniste peut taper sur son portable dans le champ du spectateur : la caméra n&rsquo;a pas a faire un plan sur le portable, car le sms s&rsquo;affiche directement à l&rsquo;écran. Certains trouveront ça trop tape à l’œil, pour ma part je trouve ça plutôt bien pensé même si au final anecdotique (s&rsquo;extasier sur la mise en scène comme ont pu le faire certains journalistes est largement exagéré, on est plus proche du gimmick sympathique que de l&rsquo;innovation majeure). La série a surtout évité de tomber dans le piège d&rsquo;un Holmes suréquipé en technologie qui aurait intensivement recours à celle-ci dans la résolution de ses enquêtes. Que dalle ici, la technologie est un discret soutien utilisé de temps en temps, mais les enquêtes reposent presque exclusivement sur la logique et le génie du personnage principal.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Sherlock est donc une excellente série* et une brillante adaptation moderne d&rsquo;une œuvre classique. C&rsquo;est bien joué, bien réalisé, les intrigues sont prenantes et l&rsquo;ambiance oscille en permanence entre la légèreté et l&rsquo;humour, et la noirceur sordide. Messieurs les producteurs, j&rsquo;espère que vous avez pris pleins de notes. Maintenant, appelez Jean Dujardin, levez vos petits culs et essayez de me pondre quelquechose de convenable. L&rsquo;évasion d&rsquo;Arsène Lupin de la Prison de la Santé a intérêt a déchirer.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>*Même si on peut débattre du terme de série quand une saison est composée de trois épisodes et que chaque épisode dure 1h30&#8230;</em></span></p>
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